Sur les 154 tiers-lieux recensés en Nouvelle-Aquitaine en juillet 2016, environ 50% étaient soutenus par la Région (anciennes et nouvelle) démontrant ainsi l’intérêt d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) en faveur du maillage des territoires en tiers-lieux. L’ex-Aquitaine est plus dense en tiers-lieux que les autres ex-Régions Poitou-Charentes et Limousin car le dispositif y est actif depuis 2011. Le dispositif a été écrit pour faciliter le développement en ouvrant largement ses critères d’éligibilité sans restriction en terme de portage.

La Région Nouvelle-Aquitaine s’est bien organisée sur le sujet des tiers-lieux : l’AMI Tiers-Lieux a été un des premiers dispositifs harmonisé en 2016 au moment de la fusion des Régions. Les tiers-lieux doivent désormais passer un cap : veiller à ce que leur déploiement conjugue soutenabilité économique et respect des valeurs fondatrices (accessibilité, ouverture, flexibilité, accueil & intégration, numérique).

Aujourd’hui, avec 212 tiers-lieux au dernier comptage 2018, et un objectif politique affiché de 300 tiers-lieux en 2020, chaque néo-aquitain doit pouvoir trouver une solution de travail à distance, des propositions de collaboration et de partage avec d’autres, un lieu d’émancipation pluridisciplinaire à proximité de chez lui. Quasi-inexistant en 2010, en croissance d’année en année, devenu un vrai sujet au sein des politiques publiques, le mouvement des tiers-lieux interroge les interlocuteurs qu’il croise, les incite à prendre position, à trouver de nouvelles méthodes, pour appréhender des projets atypiques, peu conventionnels. Nombre de collectivités, à l’instar de la Région Nouvelle-Aquitaine, ont inscrit le développement des tiers-lieux dans leurs politiques publiques, notamment pour répondre au besoin de revitalisation des zones rurales, centre-bourgs et périphéries.

Parfois l’acception de tiers-lieu est réductrice en ne mentionnant que les espaces de coworking, les fablabs ou les living labs, ce qui n’est pas représentatif de leur réalité qui ne se résume pas à cette seule identification d’espaces et de fonctions. Le potentiel social est à l’évidence bien plus important.

La relation tiers-lieu et collectivité locale est variable d’un territoire à l’autre. Les principaux freins sont le manque de connaissances des pratiques dans les tiers-lieux et de compréhension de la culture du libre, diverse et contributive que les tiers-lieux véhiculent. D’un autre côté, les porteurs de projets de tiers-lieux identifient parfois également mal les compétences, les interlocuteurs et les actions des collectivités locales.

L’objectif de ce rapport vise à synthétiser les bonnes et moins bonnes pratiques rencontrées depuis 2011, à mettre en lumière les récurrences et permettre aux chargé-e de mission ou élu-e d’une collectivité de trouver des repères.

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